a) Un nouveau marché en développement
La population sensible aux campagnes de nutrition, cherche la qualité dans les
produits consommés. Pour toucher au mieux leur cible, les snacks à salades et les
différents commerces de produits bio fleurissent. En effet, le marché fleurissant de la restauration rapide n'a pas échappé aux concepteurs de restauration rapide de qualité, les "fastfood" ont été renommé pour ce type de restauration plus saine "fastgood". Ce nouveau marché peut
réellement concurrencer les fast-food traditionnels d'une part s'ils se
développent assez rapidement et d'autre part s'ils sont bien utilisés.
L'exemple de Cojean:
Alain Cojean a été embauché comme petite main dans une chaîne de fastfood, pendant 15 ans il gravit les échelons. Lui vient alors l'idée d'une chaine pour faire une pause saine et équilibrée dans un cadré privilégié. Fin 2001, le premier fastgood s'étale pour la première fois dans le quartier de la Madeleine. Dix ans après, l'enseigne comporte 19 restaurants à Paris et ses environs.
Cojean propose une dizaine de salades, des sandwichs chauds et froids, 4 soupes au choix, 2 plats chauds chaque jour et des quiches maison pour un panier moyen de 11€. Aucun aliment n'est pasteurisé, la friture est bannie et la fraîcheur et la traçabilité sont les priorités de l'enseigne.
L'exemple de Cojean:
Alain Cojean a été embauché comme petite main dans une chaîne de fastfood, pendant 15 ans il gravit les échelons. Lui vient alors l'idée d'une chaine pour faire une pause saine et équilibrée dans un cadré privilégié. Fin 2001, le premier fastgood s'étale pour la première fois dans le quartier de la Madeleine. Dix ans après, l'enseigne comporte 19 restaurants à Paris et ses environs.
Cojean propose une dizaine de salades, des sandwichs chauds et froids, 4 soupes au choix, 2 plats chauds chaque jour et des quiches maison pour un panier moyen de 11€. Aucun aliment n'est pasteurisé, la friture est bannie et la fraîcheur et la traçabilité sont les priorités de l'enseigne.
b) Adaptation des anciens restaurants rapides face à cette nouvelle concurrence
Pour répondre à cette nouvelle concurrence, les fast-food traditionnels déploient de
nouvelles stratégies. Ainsi, McDonald's ajoute des fruits tels que des kiwis, des
pommes, des ananas dans leur menu pour enfant. Ils ont aussi ajouté des aliments bio avec notamment le " Mon P'tit Jus Bio " mais ce n'est pas aussi efficace que cela car les quantités ne sont pas assez suffisantes pour dire que c'est meilleur pour la santé. KFC ajoute des épis de maïs, des
tomates cerises, des comportes, des yaourts. Le poisson a également fait son
apparition dans les burgers. En septembre 2010, le fast-food Quick propose lui aussi un burger bio et un jus de pomme bio dans les menus des enfants. On peut remarquer que la plupart des changements qui ont été fait, sont principalement situés dans les menus enfants. C'est peut-être un moyen pour ces enseignes, d'inciter plus particulièrement les générations futurs à manger sainement.
En Australie, McDonald's tente, en ce moment, le burger à composer soi-même à l'aide d'une borne. Le consommateur peut alors composer son burger en choisissant le pain, le fromage, la sauce... A l'heure actuelle, ce service n'est disponible que dans un seul McDonald's de Sydney mais la marque prévoit de le déployer à l'échelle internationale si les retours des consommateurs sont concluants et bénéfiques pour l'entreprise.
En Australie, McDonald's tente, en ce moment, le burger à composer soi-même à l'aide d'une borne. Le consommateur peut alors composer son burger en choisissant le pain, le fromage, la sauce... A l'heure actuelle, ce service n'est disponible que dans un seul McDonald's de Sydney mais la marque prévoit de le déployer à l'échelle internationale si les retours des consommateurs sont concluants et bénéfiques pour l'entreprise.
De plus, McDonald's a mis en place des engagements disponibles sur leur site officiel ( choix, qualité, bio, sport et fruits).
c) Les limites
de ces nouveaux fast-foods
On remarque que les fast-foods du genre bars à salade ou bar à soupe ont des limites. Notamment au niveau du prix qui vont être plus élevé que les fast-foods traditionnels, ce qui va influencé le genre de consommateurs de ces fast-foods. Car dans ces nouveaux fast-foods, la plupart des consommateurs sont des personnes faisant parti du milieu aisé, c'est à dire des personnes qui vont vouloir faire attention à ce qu'elles mangent car elles en ont la mentalité et les moyens. Par exemple, nous pouvons voir grâce au sondage de www.bienbeau.fr que les clients de Cojean trouvent les prix excessifs malgré que la majorité soient des cadres ou des personnes aisées.
Alors que dans les fast-foods traditionnels, on retrouvera plus de personnes faisant parti du milieu populaire, notamment à cause de son prix, mais aussi car une personne appartenant au milieu populaire ne va pas se sentir à son aise dans un milieu qui est l'opposé du sien.
Pour illustrer cette limite, nous pouvons nommer le sociologue du 20ème siècle, Pierre Bourdieu, qui met en évidence le franc-manger populaire qui dit dans son ouvrage « La distinction » en 1979 dans l'Editions de Minuit :
"On pourrait, à propos des classes populaires, parler de franc-manger comme on parle de franc-parler. Le repas est placé sous le signe de l'abondance (qui n'exclut pas les restrictions et les limites) et, surtout, de la liberté : on fait des plats « élastiques », qui « abondent », comme les soupes ou les sauces, les pâtes ou les pommes de terre ( presque toujours associées aux légumes) et qui, servies à la louche ou à la cuiller, évitent d'avoir à trop mesurer et compter – à l'opposé de tout ce qui se découpe, comme les rôtis. Cette impression d'abondance, qui est de règle dans les occasions extraordinaires et qui vaut, dans les limites du possible, pour les hommes, dont on remplit l'assiette deux fois (privilège qui marque l'accès du garçon au statut d'homme), a souvent pour contrepartie, dans les occasions ordinaires, les restrictions que s'imposent les femmes (en prenant une part pour deux, ou en mangeant les restes de la veille), l'accès des jeunes filles au statut de femme se marquant au fait qu'elles commencent à se priver. Il relève du statut d'homme de manger et de bien manger (et aussi de bien boire)."


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